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De Maccus à Guillaume, marionnettes de notre enfance
Auteur : Plume Service
Date de publication : 26/02/2011
isbn : 978-2-9534938-A-1.031

Ah ! Jeunesse ! Que de souvenirs accumulés, que de richesses tombant peu à peu dans l’oubli. Mais il reste, sans nostalgie aucune, la mémoire de ces marionnettes qui se déhanchent et gesticulent pour faire rire petits et grands.

C’est qu’ils en ont diverti des générations ces pantins de bois, de chiffons ou de plâtre et, encore aujourd’hui, leurs noms évoquent les rires, les claquements de mains, les cris de joie poussés devant les Castels ou les Cabotans.

Elles sont de toutes les époques, de tous les continents ces marionnettes hautes en couleur, pourtant elles évoluent au fil du temps et des conteurs qui les animent, qu’elles soient à fil ou à gaine. C’est qu’on se sent si proches d’elles, si semblables. On leur pardonne leurs frasques, leurs farces parfois faciles ou un tantinet méchantes qui nous rappellent que nous ne sommes pas, nous-mêmes, exempts de reproches, de petits gestes ou de pensées peu avouables.

On leur transmet nos préoccupations, on leur insuffle notre esprit caustique, nos affabulations, nos rancoeurs… Au travers des improvisations qui se transmettaient, autrefois, de manière orale, les populations ont reconnu leurs propres idéaux, leurs refus de l’injustice, leurs propres ressentiments.

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Plume Service a une bibliothèque assez conséquente, sans parler de documents familiaux et d'archives. Aussi, de temps en temps, puisons-nous dans cette richesse privée des idées afin de rédiger des articles.

Ah ! Arlequin ! Le beau garçon que voilà ! Fort, souple, leste, avisé, il déploie ce charme un peu canaille qui ravit le cœur des femmes. Pourtant, même si ce n’est pas le mauvais bougre, il ne faut pas s’y fier avec sa manie de sans cesse retourner sa veste, pour laisser sa paresse naturelle le mener au gré du vent. Et cette longue batte de bois qu’il n’abandonne jamais n’est pas des plus rassurantes. Son costume étrange, que la légende prête au dénuement de sa famille, cet assemblage de losanges de toutes les couleurs, lui viendrait de la générosité de ses voisins d’enfance. Ils auraient tous participé à confectionner cet accoutrement qui en donnant de vieux bouts de chiffons, qui en les cousant un à un. Est-ce le baratin de ce fantoche, est-ce ce costume si seyant qui a séduit la belle Colombine ?

Il faut bien avouer qu’elle est fort attirante notre Colombine avec ses cheveux d’or, ses beaux yeux bleus et son sourire épanoui ! Qui ne la souhaiterait pour compagne ? Ah ! Il a bien de la chance notre ami Pierrot d’être le fiancé de cette magnifique créature ! Pourtant, avec son air candide, ce doux rêveur malingre n’a rien de réellement séduisant. Mais il sait si bien invoquer la lune pour écrire de belles chansons, des poèmes prompts à attraper le cœur la belle Colombine. C’est un romantique. Seulement ce maigrichon toujours habillé de blanc, souffre-douleur de Polichinelle dont il est l’exécuteur des basses besognes, pouvait-il lutter contre la prestance et le bagout d’un Arlequin fantasque, si bien tourné de sa personne ? Hélas, non. Pauvre Pierrot, il a beau implorer la lune de son air triste et verser des larmes de désespoir, il ne peut que constater le départ de sa belle au bras du bel Arlequin. Allons ! Rassurons-nous. Ne pleurons pas avec Pierrot, sa Colombine lui reviendra aux premiers frimas, lorsqu’elle aura compris que la cigale arlequine ne peut lui procurer le confort et le réconfort d’un doux foyer empli de poésie. Gageons que ces retrouvailles auront été, pour Polichinelle, l’occasion d’exécuter une “sabotière“, cette danse ainsi appelée à cause du bruit que font ses sabots et ses talons en frappant sur le sol.

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